Site Web du Dr Marc GIRARD

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Une réflexion déjà ancienne sur la médicalisation, et sur tout ce que dissimule cette aliénation : la vie, la sexualité, la mort...

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Un témoin-clé s’est présenté au procès Médiator, mais juges et avocats l’avaient perdue…

mardi 15 octobre 2019 par Marc Girard

RÉSUMÉ – On s’intéresse à la récente déposition de Lucien Abenhaïm, ancien directeur de la Direction Générale de la Santé, entendu dans le cadre de l’actuel procès Médiator. Pièces en main, sur la base de ce qui en a été rapporté par la presse, on montre que tout est faux ou fallacieux, et on s’interroge sur la placidité avec laquelle cette déposition a été accueillie par les centaines de juristes « spécialisés » réunis à cette occasion. On médite sur l’incompétence qui, seule, peut rendre compte d’une telle placidité et on prophétise un bel avenir d’impunité pour tous les prédateurs qui se soucient comme d’une guigne des normes et des réglementations.

TABLE DES MATIÈRES

  1. Introduction : un témoin-clé
  2. La déposition du témoin-clé
  3. Réfutation du témoin clé
  4. Discussion : l’incompétence comme invariant
  5. Conclusion : l’incompétence des juristes comme garantie d’impunité


Pondéral, Isoméride, Médiator : grand scandale deviendra petit

A qui profite la falsification ?
lundi 14 octobre 2019 par Marc Girard

En date du 14/10/19, un post-scriptum a été ajouté à cet article initialement mis en ligne le 27/12/2010.

RESUME - Probablement maximaliste, l’estimation officielle récente de 460 décès dus à Médiator correspond à un total moyen de 20 cas fatals par an pour un médicament disponible sur le marché français de 1976 à 2009. C’est très peu, et il est hautement probable qu’un médicament aussi courant que l’aspirine fasse bien pire chaque année – pour ne point parler du supervaccin contre la grippe porcine (ou de nos amies les statines – parmi bien d’autres). Dès lors, une question vient immédiatement à l’esprit : pourquoi cette tempête dans un verre d’eau (toutes choses égales par ailleurs), à qui peut profiter l’exagération et la médiatisation de ce microscandale ?

Il s’avère que chimiquement – et commercialement – Médiator est très proche de deux coupe-faim du même fabricant (Groupe Servier), Pondéral et Isoméride, et qui – eux – ont été administrés à des dizaines de millions de patients : en suivant le même type d’estimation « à la louche », on pourrait cette fois évaluer à plusieurs millions de par le monde le nombre de patients affectés par des troubles cardio-vasculaires… Il s’avère cependant qu’il a fallu des dizaines d’années pour qu’on commence, en France, à admettre la réalité de complications aussi graves et fréquentes, alors qu’elles avaient été répétitivement décrites dans la littérature internationale bien avant. Il s’avère enfin que lorsque ces complications de Pondéral et d’Isoméride ont été connues, l’administration française – à l’ébahissement du monde pharmaceutique – a pris des mesures tendant à privilégier ces médicaments au détriment d’autres coupe-faim qui, pourtant, étaient exempts d’une toxicité aussi terrible.

Personne n’avait encore eu l’idée de reprendre l’histoire depuis le tout début (c.-à-d. depuis 1963) : on se rend compte qu’elle n’est pas du tout comme nous le racontent aujourd’hui les médias, et on comprend que bon nombre des résistants de la dernière heure à Médiator ont tout intérêt à dissimuler leur passé de longue collaboration avec Pondéral ou Isoméride. C’est un peu long et intriqué, mais ça se lit comme un roman…

Et si l’on se demande, à la fin, ce qui a pu se passer pour qu’un laboratoire justifiant une telle corruption de l’administration sanitaire française et de ses meilleurs-experts devienne, 15 ans après, l’objet d’une telle unanimité dans l’opprobre, on se dit qu’il est probablement temps de penser à la succession du deuxième groupe pharmaceutique français alors que son fondateur atteint l’âge respectable de 88 ans : et que si en affaiblissant ce groupe par une histoire invraisemblablement médiatisée, on parvient à en faciliter la transmission à devinez-qui tout en se refaisant une virginité, c’est vraiment qu’il y a un Bon Dieu.

Et l’on est obligé de conclure qu’on a vraiment de la chance de vivre dans un pays où les experts sont crédibles, où les journalistes vérifient leurs sources et où les politiques s’occupent de l’essentiel.



Les perles du dixième anniversaire

vendredi 11 octobre 2019 par Marc Girard
Des remarques qui me remontent, je reconstitue que la règle du jeu de ces nouvelles Perles n’a peut-être pas été bien expliquée. Il faut comprendre, en effet, qu’elles sont régulièrement remises à jour en fonction de l’actualité : en témoigne, par exemple, la série consacrée à l’incendie de Notre-Dame, (...)


Non-lieu sur la vaccination contre l’hépatite B : une interview de l’expert indigne (1ère partie)

mercredi 9 octobre 2019 par Marc Girard

En date du 09/10/19, un post-scriptum a été ajouté à cet article initialement mis en ligne le 29/09/19

Ayant eu connaissance de mes expertises pénales récemment mises en ligne, des membres de l’AIMSIB ont sollicité une interview. N’ayant aucune raison d’empêcher quiconque de faire connaître mes analyses (même si je ne partage pas, réciproquement, les siennes), j’ai donné mon consentement, sous la réserve – toujours la même – que je garderai la maîtrise de mon propos à la virgule près. Il en résulte une assez longue interview qu’il a été finalement convenu de publier en deux parties. La première est désormais disponible, au lien suivant ; j’avertirai aussi mes lecteurs quand la seconde sera mise en ligne.



Non-lieu sur la vaccination contre l’hépatite B : une interview de l’expert indigne (2ème partie)

dimanche 6 octobre 2019 par Marc Girard
Au lien suivant, voici la suite annoncée de l’interview sollicitée par des membres de l’AIMSIB au sujet de mon travail d’expertise judiciaire sur la vaccination contre l’hépatite B. Le texte en ayant été enregistré juste avant l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, on me permettra de remarquer en (...)


Non-lieu sur la vaccination contre l’hépatite B : l’envers du décor

samedi 28 septembre 2019 par Marc Girard
Un internaute m’informe qu’ayant réussi à se procurer auprès d’une partie civile mes deux principales expertises pénales sur la vaccination contre l’hépatite B (un pré-rapport de 450 pages et un rapport de 200 pages), il les a mises en ligne : il aurait bien eu tort de se gêner attendu qu’il n’est lié, (...)


Réparation du préjudice corporel : pourquoi ça cloche

jeudi 26 septembre 2019 par Marc Girard

RÉSUMÉ - Organisées par l’Agence de communication LEXPOSIA, les Assises Juridiques de la Santé et des Biotechnologies se sont tenues à Paris, le 26/09/19, sous un titre pince-sans-rire : « Le droit gagne le coeur des Laboratoires »… Invité à la suite de je ne sais quelle erreur de casting [16], j’étais le dernier intervenant de la table ronde finale, intitulée « La responsabilité entre médecins, pharmaciens et laboratoires ». Dans les très étroites limites de temps qui m’étaient réservées, voici les propos que j’ai tenus devant un public d’avocats, de magistrats, de médecins et de pharmaciens et d’associations.



C - L’expert dans les prétoires (Centre d’Alembert, 14-15 mai 2008)

mardi 24 septembre 2019 par Marc Girard
Quoique les documents relatifs au colloque « Les nouveaux enjeux de l’expertise scientifique » (qui s’était tenu au Centre d’Alembert, à Paris, les 14-15 mai 2008) aient été, depuis cette date, disponibles en ligne, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger, me contentant de poster sur mon site un (...)


Médiator : un conte pour Noël ?

lundi 23 septembre 2019 par Marc Girard

L’actualité médiatique me conduit à ressortir cet article sur la mystification Médiator (date de première mise en ligne : 01/01/2011 [24]). Ni l’émission de C dans l’air à laquelle j’avais participé et où le plus ardent adulateur d’Irène Frachon [25] avait été le président du LEEM (le syndicat national de l’industrie pharmaceutique), ni la politique sanitaire de Macron et de sa bande, ni les blocages de la justice sur des affaires d’une tout autre gravité, ne m’incitent à renier ma prédiction que grâce à la bouffonnerie Frachon, la situation serait « pire qu’avant ».

L’affaire Médiator, on l’a dit et documenté, défie le sens commun. Et par le nombre de victimes (extrêmement faible toutes choses égales par ailleurs), et par l’inexplicable tardivité de cette micro-révélation relativement à l’immense scandale des anorexigènes impunément commercialisés par Servier depuis 1963, et par l’invraisemblance des circonstances ayant conduit à sa révélation, et par le caractère éminemment suspect de l’unanimité dans la dénonciation qui devrait soulever d’autant plus de résistances qu’elle vise une corruption censément généralisée - "palpable" dit le Petit Poucet (TF1 News, 30/12/10) : quant on "palpe" où ça fait mal, on s’attire généralement des gueulements, et pas des louanges généralisées - notamment des instances qui mériteraient le plus d’être palpées [26]...

A l’évidence, il y a de la magie dans tout cela.

Eu égard à l’intérêt assumé du présent site pour les contes de fées, il peut être utile de relire l’actualité à la lumière des analyses désormais bien classiques de V. Propp [27].



L’incompétence aux racines de la violence capitaliste contemporaine

dimanche 22 septembre 2019 par Marc Girard
À la différence des « lanceurs d’alerte » qui pullulent sur la Toile, prospèrent dans les médias les plus réactionnaires ou sont cultivés en serre dans diverses associations à l’ombre d’icônes telles qu’Irène Frachon, j’aime bien avoir un peu d’avance sur le vulgum pecus lorsque, quel qu’en soit l’écho, je (...)

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