Site Web du Dr Marc GIRARD

Élargissement des obligations vaccinales : quels inconvénients, en fait ?

dimanche 16 juillet 2017 par Marc Girard

RÉSUMÉ - Abstraction faite des anti-vaccinalistes qu’il est décidément difficile de prendre au sérieux, l’essentiel des critiques visant l’actuelle volonté gouvernementale d’élargir les obligations vaccinales consiste à déplorer la chute de « la couverture vaccinale » qui risque de se produire par effet de répulsion : c’est, en d’autres termes, faire le jeu d’une propagande qui pose comme évident que la multiplication des vaccinations à laquelle on a assisté au cours de ces dernières décennies serait bénéfique à la santé publique. En s’abstrayant de cet implicite triomphaliste (dont on attend toujours la moindre démonstration), le présent article s’interroge donc sur les inconvénients additionnels d’une obligation dans le contexte d’une promotion vaccinale déjà préjudiciable à la santé publique, qu’on n’a cessé de dénoncer comme mode opératoire préférentiel de la criminalité médico-pharmaceutique actuelle. Après avoir caractérisé ces inconvénients additionnels comme idéologiques, légaux, psychologiques, iatrogènes, économiques, politiques enfin, on conclut que le projet d’élargissement des obligations est clairement une provocation-test dont la portée dépasse très largement la question des vaccins et qui, à ce titre, devrait appeler une forte mobilisation citoyenne.

Table des matières

  1. Introduction : un argumentaire actuellement introuvable
  2. Inconvénients idéologiques : une propagande grimée en contestation
  3. Inconvénients légaux : extension du domaine de l’arbitraire
  4. Inconvénients psychologiques : la soumission au lieu de la résistance
  5. Inconvénients iatrogènes : la santé publique en danger
    • Un concept génial en théorie, mais archaïque en pratique
    • Le bénéfice adaptatif des infections
    • La mosaïque de l’auto-immunité
  6. Inconvénients économiques : les pauvres rançonnés par les riches
  7. Inconvénients politiques : la force publique asservie
    • Des précédents éloquents
    • Une implacable obstination prédatrice
    • Des perspectives toujours plus alarmantes
    • L’hommage public des vassaux à leurs maîtres
    • La portée politique du débat
  8. Conclusion : répondre à la provocation

Introduction : un argumentaire actuellement introuvable

Pour qui suit sur le long terme la politique vaccinale des gouvernements successifs – droite, gauche et « recomposition » confondues – la modération des réactions au récent coup de force pourtant tellement redouté d’obligations vaccinales élargies (et considérablement…) ne laisse pas d’inquiéter : il y a là un indice fort de la façon dont la propagande vaccinale, malgré sa déprimante nullité, s’est infiltrée dans les esprits, notamment de ceux qui s’affichent comme contestataires du système, voire comme « lanceurs d’alerte ».

Dans les lignes qui suivent, je me propose d’esquisser l’argumentaire apparemment introuvable actuellement, qui synthétise les inconvénients les plus prévisibles de l’élargissement annoncé. La rhétorique propagandiste fonctionnant sur une redite oppressante d’arguments parfaitement éculés quoique ridiculement faux pour la plupart, mes lecteurs voudront bien m’excuser si cette intervention (et celle qui suivront) reprend çà et là des propos déjà disponibles sur le présent site, parfois depuis longtemps. De toute façon, à côté de réfutations conçues pour contrer point par point des contradicteurs qui font dans l’esprit de sidérurgie (« C’est de la fonte !... ») davantage que dans l’esprit de finesse, les essais de synthèse valent aussi par le surcroît de sens qui peut émerger d’éléments éventuellement déjà exposés mais secondairement combinés en un ensemble : ainsi et par exemple, tout le monde peut se tromper (à commencer par l’auteur de ces lignes), mais dès lors que les erreurs dépassent une certaine fréquence et qu’elles jouent toutes dans le même sens (par exemple : une exagération des bénéfices, ou une sous-estimation des risques), il devient alors possible d’objectiver le mensonge et la volonté de tromper. Nous sommes – une fois encore : on me pardonnera d’y insister – renvoyés à ces fameux « critères de crédibilité intrinsèque » qui sont un mode de résistance aux injonctions de dépolitisation qui nous oppressent de plus en plus dangereusement.

Inconvénients idéologiques : une propagande grimée en contestation [1]

J’ai souvent eu à le dire : quoi qu’on puisse penser du bénéfice/risque de telle ou telle vaccination, on attend toujours la moindre démonstration crédible quant à l’impact additionnel d’une obligation : à supposer que les vaccins soient aussi bénéfiques qu’on le prétend, est-ce que forcer les gens à s’y exposer se traduit par un bénéfice additionnel ? Curieusement, il semble que le souci des opposants aux projets de l’actuel gouvernement soit exactement inverse : à les lire, on comprend que le principal risque des obligations serait d’alimenter des résistances et donc de faire baisser "la couverture vaccinale".

L’argument ne manque pas d’étonner : si l’on est vraiment opposé aux obligations, on devrait normalement se réjouir que se vautrent ceux qui les ont promues. À titre d’exemple illustratif, je n’ai jamais dissimulé mon opposition à la réquisition des médecins pour assurer la vaccination contre le H1N1 et pense même avoir pris quelques risques à l’exprimer avec toute l’énergie dont j’étais capable : rien ne pouvait donc me faire plus plaisir que le lamentable échec de cette scandaleuse mesure (et, s’il m’est même permis de le dire sans devenir suspect de forfanterie, j’avoue être assez fier d’avoir significativement contribué à épargner à 92% de nos concitoyens l’exposition à un vaccin dont la toxicité, évidente d’emblée, ne peut plus être mise en doute avec le recul, puisque la principale spécialité concernée a purement et simplement été retirée du marché, tandis que la « solidarité nationale » a été mise à contribution pour en indemniser les victimes).

À la réflexion, le paradoxe « d’opposants » consternés d’avance à l’idée que la mesure qu’ils contestent pourrait échouer s’explique sans difficulté : tous ces gens-là sont viscéralement convaincus quant à l’intérêt des vaccinations visées par le projet d’obligation (et peut-être même au-delà [2]), et ils considèrent comme un drame considérable la perspective que certains s’en abstiennent. Ainsi, dans une lettre ouverte de protestation adressée au ministre de la santé et publiée par Libération (09/07/17), on peut lire textuellement sous la plume des « contestataires » :

« (…) nous savons que les vaccins ont permis de faire disparaître des épidémies invalidantes, voire mortelles. Nous sommes convaincus de l’importance de faire vacciner massivement les populations. Nous savons aussi que si une part significative de la population cesse de se faire vacciner, des épidémies, jusqu’ici disparues, referont surface ».

Les signataires n’affichant aucune compétence d’espèce autre que celle de « parents d’enfants en bas-âge », je suis impressionné de trouver dans ces quelques lignes – et sous forme aussi catégorique (« nous savons », « nous sommes convaincus », « nous savons » derechef…) – des assertions dont, en professionnel du médicament a priori crédible, je cherche la moindre démonstration depuis maintenant de longues années…

On a là, en raccourci saisissant, l’efficacité prodigieuse de la propagande vaccinale dont les fourriers les plus empressés sont ceux qui s’affichent médiatiquement comme les opposants les plus déterminés aux lobbies pharmaceutiques : dans le système de représentation actuel gouverné par le triomphe de l’image, que les plus intrépides pucelles d’EELV se portent en défense de la vaccination contre la rougeole (pourtant l’une de celles dont les inconvénients sont le plus facile à démontrer) surpasse, en efficacité de réception, les manipulations téléguidées des scientigourdes les plus dévergondées…

Abstraction faite de ces partouzes iconiques dont l’invraisemblance n’est pas sans évoquer les délires érotiques de Jérôme Bosch, les principaux inconvénients d’obligations élargies me paraissent de plusieurs ordres.

Inconvénients légaux : extension du domaine de l’arbitraire

À l’évidence, une administration qui, chaque année, se vautre masochiquement dans des estimations désespérément incohérentes de la morbi-mortalité grippale n’a aucun moyen logistique de faire respecter des obligations vaccinales. L’élargissement d’icelles va donc aller de pair avec l’un des principaux péchés mignons de la patrie présumée des Droits de l’Homme – l’arbitraire : il suffit d’ores et déjà d’observer les contorsions ridicules des responsables qui cherchent à définir une clause « d’exemption » à l’endroit de ceux qui refuseraient de se soumettre aux obligations pourtant prescrites par la loi (cf. la presse du 06/07/17). On avait déjà l’aporie d’un vaccin obligatoire ET indisponible ; au pays de l’état d’urgence durable, on aura désormais celle d’une obligation facultative… J’attends avec impatience la clause d’exemption concernant le paiement des impôts et l’interdiction de pénétrer sur le site de l’EPR en construction à Flamanville [3].

Pour s’en tenir à l’arbitraire des obligations vaccinales, rappelons quelques précédents.

  • Datant de janvier 1991, l’obligation de la vaccination contre l’hépatite B faite aux professionnels de santé s’est soldée par un déséquilibre honteux entre ceux de « la France d’en bas » (infirmières, aides-soignantes, personnel de ménage, secrétaires…) qui n’ont eu d’autre choix que de s’y plier [4], et ceux de la France d’en haut (médecins, pharmaciens) qui se sont massivement dérobés à l’obligation.
  • En confiant l’application de cette obligation aux médecins du travail – naturellement plus portés à exercer leur pouvoir sur les humbles que sur les puissants pourtant responsables d’une morbi-mortalité professionnelle notoirement élevée en France (amiante, nucléaire, manutentions délabrantes, industrie chimique…) [5] – l’administration a encouragé l’émergence d’un arbitraire kafkaïen concernant la définition du personnel « de santé » censément concerné par un risque de contamination : depuis les modestes secrétaires jamais en contact (et surtout pas sexuel !) avec les patients jusqu’aux flics de base (dont on s’excuse de rappeler qu’ils sont, dans leur immense majorité, des fils de prolos) en passant par les éducateurs, les nourrices à domicile (autres représentantes bien connues de ce qu’il est convenu d’appeler « les gagnant(e)s de la mondialisation »…), les croque-morts et même – je l’ai vu – les croupiers de casino… Quand des médecins du travail se compromettent dans de telles inepties, je pense que c’est tout bon pour ceux qui pensent qu’un travailleur, c’est juste fait pour produire de l’argent et qu’il n’y a plus qu’à le jeter s’il y a laissé des plumes de sa santé et de son bien-être.
  • En suspendant le DTPolio (de façon aussi illégale qu’immotivée scientifiquement) tout en maintenant l’obligation de cette vaccination devenue introuvable, l’administration a TESTÉ son pouvoir de se moquer du monde : elle a pu vérifier que le risque de résistance était négligeable, qu’elle pouvait compter sur les manœuvres de diversion des anti-vaccinalistes, des « bêtes noires de l’industrie pharmaceutique » et autres « lanceurs d’alerte » qu’on n’a jamais trouvé en temps réel sur le front des vrais combats. L’élargissement des obligations vaccinales s’inscrit désormais en déduction logique de cette provocation en forme de test, mais comme on va le voir plus bas, ce n’est qu’un début : et ce qui va suivre est proprement effrayant…

Pour l’heure, même les professionnels de santé les plus hystériquement promoteurs des vaccins pour les autres vont y regarder à deux fois avant de s’exposer personnellement ou d’exposer leur progéniture à un éventail démentiel de onze vaccinations, selon un schéma d’appréciation sélective dont il est facile de trouver d’autres exemples en médecine [6]. Surtout dans un pays comme la France resté psychologiquement fidèle à son passé de privilèges à la discrétion d’un monarque absolu, il n’est jamais bon d’aider à la prolifération de nouvelles niches d’arbitraire, sachant que la profession médicale qui – à l’échelle internationale, cette fois – n’a jamais mégoté son soutien aux pires instances de la déshumanisation [7] – n’est pas le meilleur rempart dont on puisse rêver contre les abus de pouvoir, n’en déplaise aux auteurs pince-sans-rire de notre Code de déontologie

Inconvénients psychologiques : la soumission au lieu de la résistance

L’obligation n’a pas seulement pour effet de contraindre les opposants : par effet d’humiliation, elle opère souvent un retournement d’opinion dont l’efficacité pratique vaut bien celle de la propagande : Goebbels n’aurait pas conquis la réputation d’un propagandiste talentueux s’il n’avait pas disposé, en parallèle, d’un réseau de nervis pour semer la terreur dans la Cité. La propagande, au fond, fournit un argumentaire bienvenu pour refouler dans le subconscient le souvenir des humiliations subies, dont elle permet de rationaliser l’acceptation : c’est exactement la dynamique actuelle de la propagande vaccinale.

Je ne compte pas le nombre de jeunes parents qui m’ont contacté en roulant les mécaniques pour me faire part de leur intention de résister aux obligations déjà existantes, et qui sont devenus soudain très conciliants avec les injonctions officielles lorsqu’il leur est apparu que résister vraiment eût appelé un minimum de courage : on préfère oublier ce sur quoi on a cédé. Je ne compte pas, non plus, le nombre de parents qui, m’interrogeant sur le déterminisme de telle maladie chez leur enfant, sont brutalement frappés d’une surdité agressive dès qu’il s’agirait d’évoquer comme à tout le moins possible le rôle d’une vaccination à laquelle ils se sont pliés pour faire comme tout le monde. J’ai également raconté ailleurs de quelle façon la Direction Générale de la Santé, pourtant adversaire exclusif, direct et féroce des victimes de vaccinations obligatoires, a pu s’appuyer sur les stratèges désintéressés du REVAHB pour m’exclure arbitrairement d’un processus d’évaluation qui s’avérait trop avantageux pour les vraies victimes de la vaccination… C’est une grand loi historique qui rend compte de la persistance ou du renouvellement des tyrannies : la contrainte, et l’humiliation inhérente, loin de conduire préférentiellement à la révolte, produisent plutôt du consentement, lequel ne solde pas une résignation, mais quelque chose de bien plus pervers – une adhésion réactionnelle.

Outre le consentement comme mécanisme de défense contre l’humiliation d’avoir été forcé, l’autre avantage de l’obligation est aussi de dispenser les gens d’avoir à exercer leur libre choix. Au moment de l’escroquerie H1N1, j’ai gardé un souvenir assez hallucinant de cette émission télé où, forcé (caméra oblige…) d’entendre un discours d’information pourtant très minimaliste sur les risques de la vaccination, un candidat à l’immunisation qui irradiait tous les signes de l’hypocondrie finit par exploser en déplorant furieusement que l’on oblige les gens à choisir au lieu de les forcer…

Enfin, quand elle fonctionne comme « rite de passage », l’obligation tend à exclure les plus conscientisés (donc les éléments potentiellement les plus critiques à l’endroit du système), à stimuler l’hypocrisie, puis à exacerber les fanatismes. Ce fut particulièrement le cas chez les professionnels de santé avec l’obligation de vaccination contre l’hépatite B malgré ses risques évidents. Dans la précédente génération (la mienne, en gros), les médecins et les pharmaciens ont massivement contourné l’obligation (on se demande bien pourquoi si ce vaccin était aussi sûr que les autorités le prétendent aujourd’hui…). Mais celle-ci était bien plus facile à mettre en œuvre pour les générations suivantes, puisque le contrôle pouvait s’exercer dès l’entrée dans le cursus, avec un moyen de pression très efficace [8] : de telle sorte que les éléments les plus réfléchis, ceux qui avaient de bonnes raisons pour s’interroger sur la justification médico-scientifique de l’obligation ou sur leur risque génétique personnel (parce qu’un membre de leur famille souffrait déjà d’une pathologie démyélinisante) ont été impitoyablement chassés [9]. Sont donc restés sur les rangs ceux qui ne se posent aucune question – ce ne sont pas ces gens-là qui manquent chez les professionnels de santé – ou ceux qui, oubliant opportunément leurs objections, ont fini par céder devant les pressions : l’expérience montre que ces derniers, s’ils sont sortis intacts de l’épreuve [10], renforceront les rangs des exaltés qui s’empresseront d’imposer à autrui ce qu’ils se sont forcés à accepter pour eux-mêmes. On retrouve ce type de comportement dans toutes les guerres de religions – et c’est la grande force des lobbies pharmaceutiques d’avoir déporté la vaccinologie de l’évaluation technico-scientifique au fanatisme théocratique. Relisez les contributions d’Alain Fischer, avec notamment ses injonctions pseudo-morales concernant la supériorité intrinsèque du bénéfice collectif sur le bénéfice individuel : notre Professeur au Collège de France a peut-être œuvré en immunologie (bien que, après vérification, ses idées sur la vaccinologie apparaissent un peu sommaires), mais ce n’est sûrement pas un grand philosophe…

Inconvénients iatrogènes : la santé publique en danger

Mes visiteurs trouveront sur le présent site de nombreuses contributions concernant le potentiel iatrogène [11] des vaccins en général comme en particulier. Dans le présent article, j’insisterai plus particulièrement sur des aspects généralement peu ou pas pris en compte dans ce type de discussion.

Un concept génial en théorie, mais archaïque en pratique

Ce qu’il y a d’assez génial dans le concept de vaccination, c’est l’idée d’enclencher un processus physiologique nouveau (faire apparaître une immunité), aux antipodes de la pente médicale prédominante qui consiste, coûte que coûte, à rétablir une norme qui s’est perdue (normaliser la température corporelle, la pression artérielle, la formule sanguine, le taux des « constantes » biologiques…) [12].

Mais inversement, si l’on regarde la plupart des maladies visées par une vaccination (typiquement : la rougeole), on se rend compte qu’en grande majorité, les complications qui leur ont conféré une réputation de fléau étaient des surinfections plutôt rares en fréquence (laryngites, broncho-pneumonies…), dont la gravité tenait à l’absence de toute thérapeutique anti-infectieuse curative. Aujourd’hui, les antibiotiques ont changé la donne : d’abord parce qu’ils permettent de cibler assez précisément l’agent infectieux (qui n’est pas nécessairement, au niveau des complications, celui qui a déclenché la maladie), ensuite – et c’est le point central aux yeux du spécialiste de pharmacovigilance – parce que la durée d’action des antibiotiques dans l’organisme est limitée à quelques jours, par contraste avec une vaccination dont les effets peuvent être extraordinairement durables [13]. En ce sens, on peut dire que jouer durablement (sur des années, voire sur des décennies) – et à l’aveugle – avec l’immunité de toute une population pour contrôler le risque statistiquement exceptionnel [14] d’une complication majoritairement contrôlable par un traitement de quelques jours, c’est prendre un marteau-pilon pour écraser une mouche : c’est commettre un crime [15] contre l’impératif hippocratique de prudence [16].

Le bénéfice adaptatif des infections

L’immunité est, par essence, un processus adaptatif : on ne peut pas être génétiquement immunisé d’avance et contre tout. Le concept de « maladie d’adaptation » prend en compte la nécessité pour les enfants de s’immuniser progressivement contre tout un tas de germes a priori bénins qu’ils vont croiser au fil des années. Il est aussi éminemment probable que les maladies virales saisonnières (rhumes, syndromes grippaux), également bénignes a priori, que l’on développe ensuite dans sa vie d’adulte visent à restimuler une immunité qui ne peut être acquise une fois pour toute.

En prétendant interférer – à l’aveugle – avec des processus aussi subtils et intriqués, progressivement sélectionnés par des millions d’années d’évolution, les professionnels de santé ne savent simplement pas où ils vont et jouent les apprentis sorciers. La résurgence actuelle de la rougeole, impliquant notamment des primo-infections sévères chez l’adulte, en est une illustration d’autant plus convaincante qu’elle avait été dûment annoncée par les spécialistes qui ne voyaient pas l’intérêt d’une vaccination systématique contre cette maladie.

La mosaïque de l’auto-immunité

On attendrait d’un Professeur au Collège de France qui se présente comme immunologiste qu’il comprenne que par son pouvoir antigénique, du matériel vaccinal injecté est susceptible de produire des réactions d’auto-immunité, d’autant plus difficiles à prévoir et à contrôler que ces réactions peuvent varier du tout au tout selon le patrimoine génétique des individus (elles sont donc très difficiles à appréhender au cours d’essais cliniques dont le principe, on s’excuse de le rappeler, consiste à formuler des inductions fondées sur des moyennes…).

Éventuellement acceptable pour prévenir une maladie grave, contre laquelle n’existe actuellement aucune autre ressource thérapeutique (comme le tétanos ou la polio), ce risque de réaction auto-immune devient bien plus problématique dès lors qu’il se voit multiplié en proportion du nombre de vaccins administrés, et encouru contre des maladies parfaitement bénignes : c’est ce qu’un autre immunologiste, qui n’a l’honneur ni d’enseigner au Collège de France, ni de conseiller le Prince sous le regard bienveillant des fabricants, appelle « la mosaïque de l’auto-immunité » [17].

La garantie des essais cliniques

Il y a au moins une immunité que confère le titre de Professeur au Collège de France : celle de ne pas craindre le ridicule. Il faut n’avoir peur de rien pour soutenir sans rire, ni rougir, que « les nouveaux vaccins bénéficient d’essais cliniques (…) équivalents voire supérieurs à ceux de tout médicament ».

  • J’invite publiquement les auteurs de cette assertion à venir examiner avec moi (en une sorte de « concertation », quoi…) les essais cliniques des nouveaux vaccins pour en évaluer la qualité méthodologique et la crédibilité des résultats.
  • Je me permets de rappeler que, lorsque dans le dossier pourtant très expurgé diffusé par l’Agence européenne, j’avais repéré pas moins de sept décès survenus lors des essais cliniques de Pandemrix (sur un effectif total d’environ 2 000 vaccinés), le représentant du fabricant interrogé par BFMTV l’avait d’abord formellement réfuté sur un ton goguenard [18], avant de revenir la queue entre les jambes pour admettre que c’était effectivement dans le dossier, mais que ça n’avait évidemment rien à voir avec la toxicité du vaccin – lequel allait ensuite être retiré du marché aussi subrepticement que précipitamment. Je tire de ce précédent (et de bien d’autres) la conviction qu’il serait dangereux de s’en remettre aux fabricants pour tirer des enseignements utiles des essais cliniques qu’ils ont eux-mêmes menés : n’en déplaise à Buzyn qui clame sans honte qu’on est juste un minable si l’on n’est pas dans leurs petits papiers… Mais peut-être que ce vaccin, développé dans la précipitation pour la cuvée de 2009, est trop ancien pour entrer dans la catégorie prestigieuse des « nouveaux vaccins » célébrés par Fischer & Co : le Progrès va a une telle vitesse, vous savez…
  • De toute façon, c’est une tendance forte de la criminalité pharmaceutique actuelle que l’étape des essais cliniques « équivalents voire supérieurs » tend de plus en plus à être ignorée sous le prétexte de « procédure accélérée » : il n’a pas dû remonter jusqu’aux conseillers du Prince que tel avait été le cas de Gardasil, par exemple. La justification d’un tel court-circuitage étant que si toxicité il y a, la pharmacovigilance ne manquera pas de la repérer (après combien de victimes, au fait ?), nous allons justement montrer que cette pharmacovigilance ne fonctionne pas.

L’arnaque de la pharmacovigilance

Sur cette question à laquelle j’ai consacré de précédents développements, on se contentera d’un seul exemple, parfaitement illustratif.

Quelques mois après le début de la vaccination contre le H1N1, sont apparus les premiers indices d’un risque post-vaccinal de narcolepsie. Parole de spécialiste – vérifiable par qui veut : en raison de sa remarquable atypie, ce risque était d’emblée évocateur d’une complication iatrogène. C’est le moment que choisirent les autorités sanitaires françaises pour occulter l’alerte sous prétexte – comme d’habitude en ce type de situation – d’en faire une « analyse approfondie ». De son côté, le directeur du Centre régional de pharmacovigilance de Toulouse allait consacrer, et durant un temps certain, une énergie considérable à démentir la réalité du risque narcolepsique : ce précédent m’a frappé, car le directeur en question est l’une des plus anciennes et éminentes personnalités de la pharmacovigilance française (nous avons, en gros, commencé le job en même temps) et, de plus, il aime à se donner la réputation d’un expert intransigeant à l’endroit des lobbies pharmaceutiques. Sans être parvenu à la retrouver sur Internet, j’ai souvenir, en particulier, d’une vidéo où l’intéressé dissertait longuement, et sentencieusement, sur la tarte à la crème du déni orienté, à savoir, la distinction entre « causalité » et « coïncidence » : ce n’est pas parce que l’événement B est survenu après l’événement A que A est la cause de B. On voit la rigueur de la méthode et la profondeur inédite de l’analyse qui en résulte…

Il s’avère que grâce aux Finlandais, le risque de narcolepsie post-vaccinale allait s’avérer multiplié par un facteur de 13 à 17 relativement au risque de base : dans ma carrière, je n’ai guère souvenir d’un risque iatrogène aussi élevé, concernant une pathologie aussi grave de surcroît. Quant à la différence entre « causalité » et « coïncidence », c’est le B A BA de l’activité pharmacovigilante : on n’est guère porté à se demander si une exposition A survenue postérieurement à un événement B peut être la cause de B (est-ce que le médicament que j’ai pris le vendredi 14 juillet peut avoir causé la gastro-entérite dont j’ai souffert fin mai ?...). Pour le dire de façon imagée, disserter – pour un pharmacovigilant – sur la différence entre « causalité » et « coïncidence », c’est – pour un chasseur – s’interroger sur la différence entre une perdrix et un sanglier : dans une perspective d’obligation, destinée à imposer par la force l’administration d’un médicament, il me paraît particulièrement inquiétant que, confrontés à un risque aussi quantitativement élevé que qualitativement tragique, « les meilleurs » des pharmacovigilants français n’aient rien de mieux à proposer que des dissertations aussi débiles…

Changement d’échelle

Il va de soi – cela avait été l’une de mes premières objections contre la campagne vaccinale contre l’hépatite B – que dès qu’on élargit l’exposition (c.-à-d. le nombre de gens traités) à un médicament, on augmente le nombre de complications en proportion de cet élargissement : sachant, je l’ai suffisamment dit, que les meilleurs essais cliniques peinent à détecter un risque iatrogène de l’ordre de 1/1000 (qui a toutes les chances de ne pas s’exprimer dans un essai regroupant quelques centaines de patients), une complication passée inaperçue lors du développement clinique ou lors d’une administration ciblée peut facilement prendre la dimension d’un immense drame de santé publique si, sous couvert d’obligation, on y expose plusieurs millions de personnes. Il n’y a que des Parlementaires bornés et les éminentes représentantes de l’École de Francfort auto-proclamées spécialistes de l’endométriose pour ne pas comprendre ce point qui relève sinon d’un niveau de CM1.

Inconvénients économiques : les pauvres rançonnés par les riches

Compte tenu de mon incompétence avouée en matière d’économie et de finance, je serai bref sur ce point. Mais il n’y a pas besoin d’avoir étudié l’économie pour exercer son droit citoyen au constat et comprendre que pour dépenser, il faut avoir rentré de l’argent – la question étant alors de savoir comment.

Le premier constat de base – il suffit de regarder autour de soi – c’est l’explosion de la pauvreté et, plus encore, de la précarité [19], encore bien plus facilement visibles que le « chômage ». Le second constat, c’est l’accablant cynisme des autorités dans la manipulation des chiffres (par exemple du chômage ou du budget).

Dès lors, deux questions :

  • Qui va payer le surcoût des obligations ? La sécurité sociale, dit le gouvernement. Mais qui finance la sécurité sociale, dans un échange de plus en plus déséquilibré puisqu’on ne cesse de nous ressasser que les prestations de tous ordres doivent être drastiquement réduites pour cause de déficit ?
  • Qui a évalué ce surcoût ? Il n’y a que les bouffons omnipotents du Monde pour balayer d’un revers de la main le moindre souci à ce sujet, en se fondant sur les estimations ridiculement minimalistes du gouvernement : sont-elles une bonne référence, au moment où l’on nous annonce une erreur d’au moins neuf milliards d’euros dans le budget 2017, encore destinée à doubler l’année suivante ? De toute façon, nous avons quelques précédents cuisants concernant les erreurs, souvent grossières, d’estimation financière de nos responsables politiques : que ce soit en matière sanitaire (n’est-ce pas Madame Bachelot ?) ou énergétique (n’est-ce pas Madame Lauvergeon ?) – par exemple…

Question subsidiaire : même si les lobbies pharmaceutiques ont fait ce qu’il fallait pour n’avoir jamais à assumer les conséquences financières des drames humains qu’ils causent, qui paye pour la prise en charge et le traitement des complications iatrogènes ? Qui assume aujourd’hui le coût direct et indirect de l’épidémie de scléroses en plaques dont personne ne peut contester qu’elle s’est développée à la suite de la campagne vaccinale déclenchée en 1994 ? Qui paye le coût exorbitant des interférons et autres substituts encore plus onéreux, dont la vertu thérapeutique principale est de transformer une maladie évoluant classiquement par poussées (généralement espacées) en maladie quasi continûment symptomatique ?

Inconvénients politiques : la force publique asservie

Des précédents éloquents

Je l’ai souvent exposé dans mes écrits antérieurs : au cours des années 1970-80 [20], il s’est produit un bouleversement dans le modèle professionnel et économique de l’industrie pharmaceutique. Au lieu de se concentrer, comme depuis toujours, sur la sous-population forcément limitée des gens malades (au risque que celle-ci se voie encore restreinte par une véritable innovation thérapeutique), le marketing pharmaceutique a eu l’idée génialement lucrative de se tourner vers les bien-portants. De la même façon que les lobbies agro-alimentaires ont transformé le besoin de se nourrir en besoin de manger (et des saloperies, en général, qui offrent l’avantage additionnel d’exacerber ce besoin), Big Pharma a fait basculer l’impératif de soigner vers une prétention largement illusoire à prévenir, justifiant que tout un chacun, quelque excellente que fût sa santé, devînt consommateur de médicaments (et consommateur fidèle, l’état de bonne santé étant, en majorité, bien plus durable que l’état de maladie). Dans cette révolution culturelle, l’impératif – qui paraissait naguère évident – de justifier l’autorisation d’un médicament par son efficacité a progressivement disparu (quels critères d’efficacité, en effet, quand on « traite » des gens qui sont en parfaite santé ?), tandis que la pharmacovigilance, via une réorganisation démentielle qu’on peut dater de la même époque, s’est attachée à rendre indétectables toutes les complications qui auraient pu marquer les retours de bâton d’une promotion irresponsable. On peut, semblablement, dater de la même époque le moment où les médicaments ont commencé d’atteindre des prix indécents, davantage justifiés par le vacarme médiatisé d’associations manipulées que par un véritable service médical rendu.

Il n’est pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que les vaccinations ont été le fer de lance d’une révolution culturelle aussi indécemment rentable : d’abord parce que contrairement à ce qui est écrit presque partout, ça ne coûte pas très cher de développer un vaccin, ensuite parce que, comme attesté par l’exemple Gardasil, ces exigences d’évaluation pourtant très minimisées ont encore été émondées jusqu’à l’insupportable via l’odieux stratagème d’une procédure accélérée (« fast track »), enfin parce que, comme illustré par les conclusions falsifiées [21] du rapport Fischer ainsi que par les espèces qui ont précédé, on peut désormais définir par décrets la cible commerciale des médicaments sans la moindre considération de santé publique, d’essais cliniques ou d’études épidémiologiques : la « science » pour laquelle Fischer & Co nous somment d’opter, ce n’est rien de plus que la méthode Macron pour dénaturer le Code du Travail…

Une implacable obstination prédatrice

Historiquement, la transformation du secteur vaccinal en eldorado [22] s’est faite moyennant deux escroqueries faciles à documenter : i/ la promesse d’un épanouissement sexuel avec la vaccination contre l’hépatite B (la promotion des vaccins anti-HPV ayant ensuite repris, quasi textuellement, le même lexique promotionnel) [23] ; ii/ la menace d’une catastrophe aussi individuelle que collective nommée « pandémie H1N1 » [24].

Que, malgré le coût iatrogène et financier déjà exorbitant de ces deux précédents, les janissaires de Big Pharma aient jugé qu’était arrivé le moment d’opérer tout simplement par la contrainte, devrait sérieusement inquiéter tous les citoyens ; et les inquiéter d’autant plus que, provocation après bien d’autres [25], le grand saut se fait moyennant un quasi quadruplement du nombre déjà excessif de vaccins obligatoires (de trois à onze d’un coup). Dès lors qu’une telle provocation serait validée par l’assentiment de ceux à qui elle est destinée, pourquoi se gêner ? « Le coup de force tant redouté » d’un élargissement des vaccinations a l’allure d’un ballon d’essai – vous savez : ces ballons en forme de zeppelin rempli d’explosifs et armé jusqu’aux dents.

Des perspectives toujours plus alarmantes

J’ose croire avoir donné suffisamment de preuves quant à la pertinence de mes intuitions en matière de médicalisation (pertinence imputable non à une supériorité d’intelligence, mais à un professionnalisme pharmaceutique documentable assorti de garanties réelles – et vérifiables – de mon indépendance) pour que mes anticipations soient désormais accueillies avec un minimum d’attention. Il y a certes d’autres professionnels bien plus compétents que moi au sujet des vaccinations, tels que mon homonyme, mais qui ne sauraient prétendre à la moindre indépendance par rapport à l’industrie pharmaceutique. Il y a également des confrères ou collègues qui ont une bien meilleure connaissance que moi de la littérature sur les vaccins, mais qui sont moins au fait des dynamiques commerciales en jeu, de leur perversité et de leurs coups de salaud. J’inclus dans les coups de salaud les tentatives réitérées des autorités sanitaires d’obtenir l’agrément du plus grand nombre au moyen de pseudo-concertations, lesquelles ne manquent jamais de séduire ceux qui crèvent de vouloir coûte que coûte faire entendre leur ramage [26] : en 35 ans d’expérience, je n’ai pas souvenir d’une seule « concertation » destinée à autre chose que valider des positions (généralement iniques) arrêtées à l’avance et, sauf pour les anti-vaccinalistes et autres activistes possédés par le besoin de se voir « reconnus », il était évident que celle prolongeant la mission Hurel sous la houlette de Fischer était cousue de fil blanc.

Aujourd’hui, quels prolongements de l’actuel coup de force peut-on anticiper sans grand risque de se tromper ?

  • Attendu que le zèle propagandiste des autorités sanitaires pour promouvoir les vaccins contre les papillomavirus (Gardasil, Cervarix) [27]) ou la grippe a été sans commune mesure avec l’investissement des mêmes en faveur des vaccins plus anciens (et moins chers…), il semble aller de soi que le prochain élargissement des obligations devraient les inclure (l’avantage additionnel du vaccin contre la grippe étant qu’il peut être renouvelé tous les ans).
  • Compte tenu de la créativité vaccinale démentielle des fabricants, qu’opposera-t-on aux autorités lorsqu’une autre bouffonne exerçant comme ministre, avec le concours de tous « les experts » qu’on voudra [28], soutiendra que le coût économique et sociétal du tabac et de la drogue sont tels qu’ils justifient que l’on vaccine dès la naissance contre ces deux toxiques ? Que se passera-t-il quand, arguant du fardeau psychologique qui pèse sur les adolescents qui en souffrent, on décrètera qu’il faut tous les vacciner contre ce « fléau/tabou » (« méconnu ») que constitue l’acné, sous les bravos enthousiastes des associations vouées à la lutte contre l’autisme et autres troubles censément psychiatriques ?... Qui croit que je ris ? Moyennant bien d’autres mensonges dont ceux rappelés plus haut, la protection des populations s’obstinant sur des comportements à risque (toxicomanie, prostitution) n’a-t-elle pas été LA justification officielle de la vaccination de tous les bébés contre l’hépatite B ? Il faut prendre la mesure de l’indécence extraordinaire où nos meilleurs-experts sont tout naturellement amenés pour défendre bec et ongles la rentabilité de l’industrie dite « pharmaceutique : n’est-ce pas Monsieur Fischer ?
  • Enfin et selon la même pente typiquement capitaliste de gagner toujours plus, qui protestera lorsque, l’année où il apparaîtra que les actionnaires méritent un complément de rémunération, on inventera un virus saisonnier assez catastrophique et pandémique pour justifier la vaccination de tous – le cas échéant avec le soutien logistique de l’armée progressant quartier par quartier, en réactivant de la sorte le plan génial de l’excellent Emmanuelli : proféré sans rire par un éminent défenseur des « droits de l’homme », ce type de délire était déjà, parmi d’autres, un signal fort des risques tyranniques que fait peser sur nous la défense des intérêts pharmaceutiques. Le nouveau gouvernement d’Édouard Philippe [29] vient de nous en donner un autre – encore plus fort.

La dissolution post-moderne de la conscience politique s’illustre de deux précédents récents, hélas très pertinents pour l’espèce :

  • lors de la réquisition des professionnels de santé pour la vaccination H1N1, ceux-ci, non contents de ne pas tenter les recours du droit face à cette mesure d’un cynisme sans précédent, n’ont même pas eu la présence d’esprit de se rappeler que si les autorités pouvaient les traîner de force dans des centres de vaccination, elles n’avaient aucun pouvoir pour les contraindre à accomplir effectivement quelque geste médical que ce soit (cette pusillanimité, qui autorise à s’interroger sérieusement sur l’éthique de la corporation, n’étant qu’un exemple parmi bien d’autres d’une histoire continue de soumission professionnelle aux diktats des autorités) ;
  • alors que la tradition judiciaire de défense des libertés individuelles est tout de même – au moins théoriquement – au cœur de la Constitution, du Droit et de la jurisprudence, on trouve aujourd’hui de plus en plus de magistrats pliant l’échine devant le scandale d’un état d’exception qui fait d’eux les exécutants empressés d’une mesure gravement privative de droits fondamentaux (les fiches S) décidée de façon autonome par la police, sans le moindre contrôle judiciaire [30].

Au regard de ces précédents déjà effarants, on peut s’interroger sur la résistance des médecins et des magistrats lorsque, confortés dans leur cynisme avide par la passivité du public et la veulerie des professionnels, nos gouvernants multiplieront, cette fois à l’usage de tous (adultes inclus), les obligations de se plier à telle ou telle injonction sanitaire si incongrue et si dangereuse soit-elle (dépistages, vaccinations et traitement préventifs divers…) [31].

L’hommage public des vassaux à leurs maîtres

Sans aucune prétention à l’exhaustivité, on peut inclure parmi les vrais problèmes politiques du moment : un état de quasi faillite, des déficits budgétaires abyssaux, un chômage incontrôlable, une pauvreté en constante expansion, une pollution galopante assortie d’un réchauffement climatique effrayant, un engagement de notre pays dans des guerres qui ne rapportent aux citoyens rien d’autre qu’un terrorisme aveugle aggravé par l’arbitraire légal qui s’en nourrit, une délinquance envahissante, une école publique dont sortent des bacheliers-avec-mention qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter, etc.

Sur la base d’un tel constat, une question s’impose – et elle est formidable : quelle était l’urgence d’évoquer, dès le premier discours de politique générale à l’Assemblée Nationale, la question des obligations vaccinales – pourtant dérisoire en termes de santé publique ? Quelle était cette urgence, sachant qu’aucune des maladies concernées par les onze vaccinations inscrites au programme des nouvelles obligations n’apparaît comme une cause tant soit peu significative de mortalité – nonobstant le propos effronté du premier ministre soutenant que « des enfants meurent de la rougeole aujourd’hui en France ». Si j’en crois l’Institut de Veille sanitaire, 10 cas de décès imputables à une rougeole auraient été rapportés en France sur une période de 5 ans et demi (sans qu’aucune information ne soit fournie sur l’état sous-jacent de victimes : cancer en phase terminale, déficit immunitaire…). Sur la même période, à titre de comparaison même approximative, il y a eu plus de 20 000 décès par accident de la route, ainsi qu’aux alentours de 2 500 décès par simple noyade [32] – concernant, pour l’essentiel, des sujets en parfaite santé et une forte proportion d’enfants. Si j’en crois la presse du 28/07/17, d’autre part, la canicule du mois de juin aurait, à elle seule, entraîné 580 décès supplémentaires, et pas particulièrement chez des sujets âgés : à l’évidence, le Premier Ministre a le sens des priorités... La France en marche a certes le choix des siennes, mais n’en déplaise au pauvre Éric Favereau (Libération, 04/07/17) qui, n’ayant plus rien à prouver en matière de jobardise, voit dans ces indécentes gesticulations « des annonces fortes sur la santé publique », il est évident que la ligne d’horizon de nos nouveaux gouvernants n’a RIEN à voir avec la santé publique, justement.

À y réfléchir profondément, mais avec toute l’anxiété qui découle d’un paradoxe aussi évident, je ne vois qu’une réponse à la question qui précède (« quelle était l’urgence ? ») – qui se résume à un mot déjà employé à plusieurs reprises dans le présent article : PRO-VO-CA-TION. Les donneurs d’ordres de nos nouveaux gouvernants avaient besoin de gages – et ils les ont eus : il suffit de voir la révulsante hilarité qu’affiche Gattaz depuis l’élection de son poulain… Nul doute que par rapport à leurs passés respectifs, les interlocuteurs les plus naturels de Macron et d’Édouard se situent davantage dans la finance ou dans le nucléaire – mais, au moins pour l’instant, il eût été périlleux de leur adresser publiquement de œillades trop énamourées. En prononçant les mâles paroles du ralliement derrière le paravent de la « santé publique » – entendez : de la criminalité médico-pharmaceutique – et du « collectif » privilégié comme valeur [33], les laquais du néocapitalisme étaient assurés du silence des forces « de gauche » ou d’extrême-gauche qui, refusant obstinément de comprendre l’obsolescence de leur herméneutique socio-politique, tiennent la pénurie de vaccins comme l’une des pires épreuves imposées aux peuples grec ou syrien ; ils étaient assurés, également, du silence complice d’un des plus beaux rejetons du néocapitalisme : la majorité bruyante des Narcisses hypocondriaques, naturellement immunisés contre le moindre souci métaphysique et qui, à ce titre, n’en auront jamais de trop en matière de ce qu’ils prennent pour des « biens » de santé.

La portée politique du débat

Toujours assumée mais sur la base et dans les limites d’une compétence documentable, la portée politique de mon propos apparaît désormais plus nettement. Ayant donné toutes les preuves qu’aucune donnée de santé publique ne sous-tend les projets vaccinaux de l’actuel gouvernement et, qu’au contraire, ceux-ci la mettent en danger, j’en arrive forcément à affronter la question de savoir ce qui est en jeu derrière tout ça – et la réponse, qui dépasse largement la question des vaccinations et même de la médecine, devrait concerner tous les citoyens, incluant ceux qui n’ont pas d’enfants, ni de petits-enfants.

Car ce qui est en jeu, c’est l’incoercible « besoin de débouchés » où Marx et Engels voyaient, voici déjà 170 ans, la force motrice du capitalisme expurgé de son éthique originelle. Il faut voir les choses en face : certes, la littérature politico-économique regorge de travaux recensant les diverses façons dont on peut forcer – psychologiquement ou politiquement – les gens à acheter. Mais sauf erreur dans mon référencement historique, c’est la première fois qu’un pouvoir se propose d’obliger les citoyens (via la sécurité sociale) à acheter à des instances privées des biens dont ils n’ont nul besoin [34] – et qui, de surcroît, mettent leur santé en péril. Comme je l’écrivais voici déjà un certain temps à propos d’une autre médicalisation (la mammographie de dépistage) :

« Sous le nouvel esprit du capitalisme, la société est devenue le chantier d’une immense muraille de Chine où la misère des gens importe peu pourvu qu’ils payent – jusqu’à l’injonction de laisser mutiler sans raison la splendeur de leur corps : il serait temps que les enfants d’Hippocrate et de Galien s’interrogent sur leur responsabilité individuelle ou collective dans ce terrible état de fait. »

Conclusion : répondre à la provocation

Par définition, une provocation appelle un choix : on l’accepte ou on la refuse – sachant que dans les deux cas, il faut assumer les conséquences. Ostracisé par les médias pour avoir d’emblée ridiculisé leur niaiserie à l’endroit du pseudo-scandale Médiator, brutalisé par la justice pour avoir démasqué l’exigence de nullité et de veulerie qui préside à son système "d’expertise", je n’ai jamais dévié dans mes analyses tant de la criminalité médico-pharmaceutique que de ce qu’elle nous révèle quant aux invariants des scandales contemporains. En foi de quoi, je m’imagine avoir gagné à la loyale la crédibilité pour poser que si cette provocation des nouvelles obligations vaccinales passe, plus rien n’arrêtera la bande de « La France en marche ».

Autant le règne de Hollande m’était apparu marquer l’obsolescence de la notion de reniement en politique – le moment où les responsables n’éprouvent même plus le besoin de mentir pour clamer le contraire exact de ce qu’ils disaient hier ou pour trahir sans la moindre vergogne ce qu’ils promouvaient la veille (avec Valls comme bouquet final) – autant celui de Macron (héritier désigné de celui qui présentait « la finance » comme son ennemi personnel) et de ses acolytes apparaît comme le roman-photo d’enfants-rois, habitués à mépriser les interdits au point d’en faire une argumentaire promotionnel [35]. Il est, exemple parmi tellement d’autres, ahurissant de penser qu’avocat de formation, le premier ministre ait affecté de ne pas comprendre l’esprit pourtant très clair de la loi sur la transparence dans la vie publique au point de prétendre communiquer son tarif horaire en lieu et place des informations qu’attendait la Haute Autorité sur son patrimoine et ses potentiels liens d’intérêts (Le Monde, 16/05/17) – toutes notions à la portée d’un étudiant en première année de droit… Par rapport à Cahuzac engoncé jusqu’à l’inconcevable dans la panique de ses mensonges, ceux-là revendiquent ouvertement le droit – je devrais dire : la gloire – de cracher sur la règle. C’est bien une autre génération – celle du « pire qu’avant » assumé sans le moindre complexe…

Ces golden boys en esprit, qui se présentent comme « philosophes » alors qu’ils ne savent pas ouvrir la bouche sans insulter les humbles ou violenter l’Histoire, ne se lassent pas de contempler l’effet de séduction que leur jeunesse exerce sur les Narcisses décatis qui ne veulent pas vieillir – demandez à Minc, demandez à Attali… Ceux-là qui les soutiennent ne sont pas des Anciens qui, tels le Marchand de Venise, mettraient en péril leur fortune et même leur vie par dévotion humble et confiante dans la jeunesse comme promesse d’avenir : ce sont juste de vieux débris insubmersibles, avides de chair fraîche pour oublier que la leur a ranci, prêts à tout pour survivre à n’importe quel prix – fût-ce celui de l’odieux ou du ridicule…

Nous avions cinquante ans de recul pour voir, en pratique, qui a tiré parti d’un programme politique et philosophique qui s’enracinait dans le refus des limites pour soi. Avec peut-être un léger retard sur Gattaz, nous avons eu besoin de quelques semaines seulement pour comprendre que la « recomposition » macronienne, c’est l’esprit de mai 68 – c’est-à-dire le mal-être petit-bourgeois [36] – à son état extrême de décomposition : l’impertinence grimée en « renouveau », l’insolence installée sous couvert de courage, le refus « des figures imposées » sur l’air de « je suis votre chef » (cf. la presse du 14/07/17), l’interdiction d’interdire (entendue comme refus de la moindre limite imposée à moi-je) sur arrière-fond d’état d’urgence [37]…

Ces enfants-rois qui n’utilisent ceux qui les ont précédés que comme faire-valoir de leur inconsistance, il faut leur parler avec l’autorité de ceux qui, à l’exact opposé de leurs actuels supporters, n’ont pas peur de la vie qui passe, détestent les caprices des gosses mal élevés [38], croient plus aux vertus de l’ascèse qu’à celles de la déconnade pour affronter leurs propres limites, tout en respectant au quotidien les règles de la décence ordinaire.

Ces enfants-rois, il faut leur dire : cela n’est pas permis de pressurer encore plus les misérables au profit de vos sales amis. Cela n’est pas permis de mettre en danger la santé de nos enfants pour engraisser encore plus ces « milliardaires » dont vous n’avez même pas la décence de dissimuler qu’ils vous fascinent. Cela n’est pas permis d’utiliser les plus vénérables enceintes de la République pour assurer publiquement de votre dévotion les prédateurs de l’époque.

Cela n’est pas permis

[1] Cette capacité de brouiller les cartes en présentant comme « contestataires » les propagandes les plus ignoblement cupides est, sans aucun doute, le principal génie du Nouvel esprit du capitalisme.

[2] Il arrive qu’ils agrémentent le tableau en critiquant telle ou telle vaccination en particulier – micro-impertinence ciblée qui ne fait que renforcer l’impact de leur propagande à l’endroit des autres vaccins : « si ce gars-là ose critiquer le vaccin contre les érections matinales, il faut le croire quand il nous dit qu’avec les autres, c’est tout bon ».

[3] On devine sans trop prendre de risque que si une clause d’exemption aux obligations vaccinales devait voir le jour, elle bénéficierait plus facilement aux patrons du CAC 40 et à leurs apparentés qu’aux caissières d’Auchan, au jardinier portugais ou aux techniciennes de surface des établissements hospitaliers…

[4] Avec toutes ses conséquences : dans un CHU du Nord, au début des années 2000, on dénombrait pas moins de neuf infirmières atteintes de sclérose en plaques…

[5] Dont l’occultation a été une condition majeure des « Trente glorieuses » : cf. Pessis C, Topçu S, Bonneuil C. Une autre histoire des "Trente Glorieuses". Le Découverte/ Poche ; 2015.

[6] J’ai gardé en mémoire une enquête ancienne et assez instructive montrant que malgré la propagande dont les gynécologues ont toujours été les vecteurs empressés, ces derniers s’exposaient dans leur vie privée nettement moins à la contraception orale que la moyenne de la population…

[7] L’Inquisition dans son œuvre de torture (pour s’assurer que le torturé n’allait pas bêtement claquer prématurément), le contrôle de « la marchandise » sur le marché aux esclaves, l’enfermement des pauvres, la lobotomisation des déviants, la stérilisation des Untermensch à quelque titre que ce soit, l’excision des jeunes vicieuses, le tri des arrivants dans les camps, la pseudo-médecine du travail comme paravent des maltraitances capitalistes, les pseudo-experts du Parquet qui, en deux temps trois mouvements, vous envoient sous tutelle le moindre parent qui commence à gêner, etc.

[8] Aurait-on imaginé qu’un médecin déjà installé se voie interdire d’exercice au seul motif qu’il n’aurait pas satisfait l’obligation de janvier 1991 ?

[9] Au prix parfois d’une perte considérable chez ceux qui, ayant pu temporairement passer entre les mailles du filet pour une raison ou pour une autre, se sont vus obligés de renoncer purement et simplement à toutes les années d’étude déjà accomplies s’ils persistaient dans leur refus : j’ai connu plusieurs cas.

[10] Il y a eu des victimes : j’en ai connu aussi. La rumeur publique dit que les jeunes professionnels de santé sont devenus une clientèle significative des neurologues : en l’absence d’étude française sérieuse, on est bien obligé d’en rester aux impressions…

[11] Sont « iatrogènes » (du grec iatros qui signifie médecin) les conséquences néfastes d’un acte de soin.

[12] En médecine, je ne connais que la psychanalyse comme autre exemple d’une thérapeutique NON normative – où la ligne d’horizon n’est pas une norme à rétablir.

[13] Visant simplement à faire réfléchir les gens de bonne volonté (et dotés d’un QI raisonnable), je n’entre pas dans la polémique consistant à brandir des complications – neurologiques, par exemple – qui ne sont pas forcément contrôlables par une antibiothérapie : ça existe, en effet, mais c’est généralement exceptionnel et je me permets de rappeler que les vaccins aussi ont leur lot de complications neurologiques – ô combien !...

[14] « Exceptionnel », sauf pour les imbéciles qui n’ont pas compris que dans la fréquence des complications naguère observées, par exemple après la première guerre mondiale, intervenaient des facteurs d’environnement (nutrition, état général, hygiène, etc.) qui ne sont plus d’actualité.

[15] Je pèse mes mots, pour avoir professionnellement rencontré beaucoup de victimes de ce crime.

[16] Lequel impératif, faut-il le rappeler, est difficilement compatible avec cet autre : une gratification maximisée des actionnaires.

[17] Shoenfeld Y, Aharon-Maor A, Sherer Y. Vaccination as an additional player in the mosaic of autoimmunity. Clinical and Experimental Rheumatology. 2000 ;18:181-4.

[18] Sûr que lors de sa première interview, il devait penser : « encore des conneries d’anti-vaccinalistes ». Malheureusement pour lui, ça ne venait pas d’un anti-vaccinaliste, mais d’un consultant naguère fort prisé par son entreprise – dont la réputation, pourtant établie depuis longtemps, s’est bizarrement effondrée une fois que, sur demande de la justice, il a l’impudence de mettre son nez dans le business vaccinal de ladite entreprise.

[19] Paramètre basique curieusement oublié par tous les promoteurs du « modèle allemand ».

[20] On ne peut pas dater avec précision car, comme toujours en pareille matière, il y a des signes avant-coureurs : à partir des années soixante, la pilule en fut un – et de taille.

[21] Falsifiées parce qu’aucune des consultations que ce rapport est censé récapituler n’a recommandé un élargissement des obligations vaccinales.

[22] P. Waldie and G. Robertson. « How vaccines became big business ». Globe and Mail Update, 29/12/09

[23] Pour le plus grand ravissement des parents qui, déjà incapables d’imposer à leurs enfants la contrainte d’un « s’il te plaît » ou d’un « merci », s’autocongratulent de leur bénévolence à l’idée que grâce à eux, leur progéniture va pouvoir s’adonner en toute quiétude aux plaisirs de l’amour – par exemple pour se détendre après les affres de l’impitoyable sélection opérée sous couvert de baccalauréat…

[24] Sachant que, pourtant bien partie, la première arnaque sur ce thème, centrée sur la grippe « aviaire », avait lamentablement foiré : il en fallait plus pour décourager les têtes pensantes de Big Pharma, assurées qu’elles étaient du soutien inconditionnel des minables reconvertis en « experts » grâce à l’OMS.

[25] Il y avait déjà eu la provocation de la réquisition pour administrer un vaccin indubitablement défectueux (Pandemrix) dans le contexte d’une escroquerie grossière (la « pandémie »), qui a permis aux autorités de tester la veulerie de la profession médicale, dans ses instances représentatives comme chez l’immense majorité de ses membres.

[26] À l’époque où j’étais – modestement – habitué des plateaux télé, j’étais très frappé par le nombre de gens me demandant d’intervenir en leur faveur pour que leurs revendications, fort diverses, aient le privilège d’une médiatisation.

[27] Il est utile de rappeler que la promotion de ces vaccins dont on n’a jamais su contre quoi ils protègent a même été relayée par la voix solennelle de F. Hollande, alors président de la République : Big Pharma ne recule devant aucun sacrifice pour recruter ses commerciaux…

[28] Il s’en est bien trouvé pour soutenir qu’il suffisait de vacciner avant l’âge de deux ans contre l’hépatite B pour voir disparaître un risque de sclérose en plaques dont les mêmes se sont d’ailleurs appliqués à démontrer qu’il n’existait pas…

[29] Côté socialiste, rappelons que longtemps pressenti comme ministre de la santé, JM Le Guen n’avait pas craint, en 2009, d’évoquer le spectre de la grippe espagnole – sans qu’il soit possible de repérer nettement les limites de l’incompétence et celles du cynisme chez un responsable de ce niveau, médecin de surcroît.

[30] R. Kempf. « La loi des suspects », Le Monde diplomatique, juillet 2017, 28.

[31] Sachant, de plus, que l’argent tiré par les fabricants de chacun de leurs coups de force (et qu’il n’y a que les déconneurs du Monde pour juger insignifiant) alimente leur trésor de guerre pour renouveler le financement de la corruption à des niveaux sans cesse inégalés.

[32] Il n’est pas toujours facile de trouver des dénombrements uniformes au cours des années : mais des approximations sont largement suffisantes pour mon propos.

[33] Qui remarque que cette valorisation de l’intérêt « collectif » quand il s’agit de vendre les produits de Big Pharma s’inscrit dans une axiologie assez nettement antagoniste avec celle qui préside à la dilacération du Code du travail, pour laquelle il faudrait au contraire comprendre que le collectif (les accords de branche) doivent s’effacer devant les intérêts particuliers (les entreprises) ?…

[34] De mémoire, il y a eu des précédents, par exemple avec le sel (en France) ou le thé (aux USA) : mais il s’agissait, à chaque fois, d’alimenter les caisses de l’État par le biais de l’impôt. Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est de forcer les citoyens à alimenter le compte d’actionnaires parfaitement privés.

[35] Comme le dit de Macron Le Figaro du 14/07/17, sans ironie décelable : « les figures imposées, ce n’est pas son truc ». L’éducation moderne méprise beaucoup « les figures imposées », sans jamais se demander celles qui sont constitutives de l’ordre symbolique…

[36] Conduisant tout naturellement Cohn-Bendit parmi les premiers ralliés au nouveau pouvoir.

[37] Cette impuissance à formuler loyalement la moindre règle rend compte d’un discours schizophrénique qui vise à convaincre les gens qu’ils sont en faillite, mais qu’il faut dépenser encore plus (notamment en vaccins et en guerres irresponsables) tout en réduisant leurs impôts.

[38] Une dizaine de jours après la mise en ligne du présent article, un parlementaire de l’opposition a dénoncé "la permissivité sans limite" (Le Figaro, 28/07/17) de la nouvelle majorité : on est en plein dans le sujet...


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 448504

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Documents en français  Suivre la vie du site Lectures pour tous  Suivre la vie du site Médicalisation  Suivre la vie du site Propagande et contre-propagande  Suivre la vie du site Vaccins   ?

Site réalisé avec SPIP 2.1.26 + AHUNTSIC

Creative Commons License

13 visiteurs en ce moment