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Recherche clinique et médicaments

Articles de cette rubrique


Vaccination des bébés : incompétence (Rivasi) contre mauvaise foi (Buzyn) (Hépatite B)

vendredi 29 novembre 2019 par Marc Girard

RÉSUMÉ - On prend prétexte d’un tweet bête de Buzyn visant un propos effectivement idiot de Rivasi pour faire l’historique d’incompétence et de corruption qui a conduit les autorités françaises à ridiculement varier dans leurs recommandations sur la vaccination contre l’hépatite B, avant de se fixer sur la population des nourrissons, malgré l’énormité des preuves attestant les risques à cet âge. Dans l’ordre des responsabilités qui rendent compte de la tolérance du public à une falsification aussi grave, on incrimine outre l’administration sanitaire et les magistrats, le corps médical dans son ensemble, ainsi que les associations aussi bien de victimes que d’activistes tels que les anti-vaccinalistes. On conclut que le bonnet blanc de Rivasi vaut bien le blanc bonnet de Buzyn, et réciproquement.

Table des matières

  • Introduction : un crêpage de chignons grimé en controverse scientifique
  • Historique des faits : la bêtise au soutien de l’incompétence
  • La falsification à l’œuvre
  • Vaccination "universelle" : une mystification laborieuse, mais promise à un immense succès…
  • Responsabilités
  • Conclusion


Un témoin-clé s’est présenté au procès Médiator, mais juges et avocats l’avaient perdue… (Médiator)

mardi 15 octobre 2019 par Marc Girard

RÉSUMÉ – On s’intéresse à la récente déposition de Lucien Abenhaïm, ancien directeur de la Direction Générale de la Santé, entendu dans le cadre de l’actuel procès Médiator. Pièces en main, sur la base de ce qui en a été rapporté par la presse, on montre que tout est faux ou fallacieux, et on s’interroge sur la placidité avec laquelle cette déposition a été accueillie par les centaines de juristes « spécialisés » réunis à cette occasion. On médite sur l’incompétence qui, seule, peut rendre compte d’une telle placidité et on prophétise un bel avenir d’impunité pour tous les prédateurs qui se soucient comme d’une guigne des normes et des réglementations.

TABLE DES MATIÈRES

  1. Introduction : un témoin-clé
  2. La déposition du témoin-clé
  3. Réfutation du témoin clé
  4. Discussion : l’incompétence comme invariant
  5. Conclusion : l’incompétence des juristes comme garantie d’impunité


Pondéral, Isoméride, Médiator : grand scandale deviendra petit (Médiator)

A qui profite la falsification ?
lundi 14 octobre 2019 par Marc Girard

En date du 14/10/19, un post-scriptum a été ajouté à cet article initialement mis en ligne le 27/12/2010.

RESUME - Probablement maximaliste, l’estimation officielle récente de 460 décès dus à Médiator correspond à un total moyen de 20 cas fatals par an pour un médicament disponible sur le marché français de 1976 à 2009. C’est très peu, et il est hautement probable qu’un médicament aussi courant que l’aspirine fasse bien pire chaque année – pour ne point parler du supervaccin contre la grippe porcine (ou de nos amies les statines – parmi bien d’autres). Dès lors, une question vient immédiatement à l’esprit : pourquoi cette tempête dans un verre d’eau (toutes choses égales par ailleurs), à qui peut profiter l’exagération et la médiatisation de ce microscandale ?

Il s’avère que chimiquement – et commercialement – Médiator est très proche de deux coupe-faim du même fabricant (Groupe Servier), Pondéral et Isoméride, et qui – eux – ont été administrés à des dizaines de millions de patients : en suivant le même type d’estimation « à la louche », on pourrait cette fois évaluer à plusieurs millions de par le monde le nombre de patients affectés par des troubles cardio-vasculaires… Il s’avère cependant qu’il a fallu des dizaines d’années pour qu’on commence, en France, à admettre la réalité de complications aussi graves et fréquentes, alors qu’elles avaient été répétitivement décrites dans la littérature internationale bien avant. Il s’avère enfin que lorsque ces complications de Pondéral et d’Isoméride ont été connues, l’administration française – à l’ébahissement du monde pharmaceutique – a pris des mesures tendant à privilégier ces médicaments au détriment d’autres coupe-faim qui, pourtant, étaient exempts d’une toxicité aussi terrible.

Personne n’avait encore eu l’idée de reprendre l’histoire depuis le tout début (c.-à-d. depuis 1963) : on se rend compte qu’elle n’est pas du tout comme nous le racontent aujourd’hui les médias, et on comprend que bon nombre des résistants de la dernière heure à Médiator ont tout intérêt à dissimuler leur passé de longue collaboration avec Pondéral ou Isoméride. C’est un peu long et intriqué, mais ça se lit comme un roman…

Et si l’on se demande, à la fin, ce qui a pu se passer pour qu’un laboratoire justifiant une telle corruption de l’administration sanitaire française et de ses meilleurs-experts devienne, 15 ans après, l’objet d’une telle unanimité dans l’opprobre, on se dit qu’il est probablement temps de penser à la succession du deuxième groupe pharmaceutique français alors que son fondateur atteint l’âge respectable de 88 ans : et que si en affaiblissant ce groupe par une histoire invraisemblablement médiatisée, on parvient à en faciliter la transmission à devinez-qui tout en se refaisant une virginité, c’est vraiment qu’il y a un Bon Dieu.

Et l’on est obligé de conclure qu’on a vraiment de la chance de vivre dans un pays où les experts sont crédibles, où les journalistes vérifient leurs sources et où les politiques s’occupent de l’essentiel.



Médiator : un conte pour Noël ? (Médiator)

lundi 23 septembre 2019 par Marc Girard

L’actualité médiatique me conduit à ressortir cet article sur la mystification Médiator (date de première mise en ligne : 01/01/2011 [5]). Ni l’émission de C dans l’air à laquelle j’avais participé et où le plus ardent adulateur d’Irène Frachon [6] avait été le président du LEEM (le syndicat national de l’industrie pharmaceutique), ni la politique sanitaire de Macron et de sa bande, ni les blocages de la justice sur des affaires d’une tout autre gravité, ne m’incitent à renier ma prédiction que grâce à la bouffonnerie Frachon, la situation serait « pire qu’avant ».

L’affaire Médiator, on l’a dit et documenté, défie le sens commun. Et par le nombre de victimes (extrêmement faible toutes choses égales par ailleurs), et par l’inexplicable tardivité de cette micro-révélation relativement à l’immense scandale des anorexigènes impunément commercialisés par Servier depuis 1963, et par l’invraisemblance des circonstances ayant conduit à sa révélation, et par le caractère éminemment suspect de l’unanimité dans la dénonciation qui devrait soulever d’autant plus de résistances qu’elle vise une corruption censément généralisée - "palpable" dit le Petit Poucet (TF1 News, 30/12/10) : quant on "palpe" où ça fait mal, on s’attire généralement des gueulements, et pas des louanges généralisées - notamment des instances qui mériteraient le plus d’être palpées [7]...

A l’évidence, il y a de la magie dans tout cela.

Eu égard à l’intérêt assumé du présent site pour les contes de fées, il peut être utile de relire l’actualité à la lumière des analyses désormais bien classiques de V. Propp [8].



Vaccination contre l’hépatite B : l’heure de vérité (Hépatite B)

vendredi 23 août 2019 par Marc Girard

RÉSUMÉ - Le dernier arrêt du Conseil d’État (avril 2019) concernant l’élargissement des obligations vaccinales inclut des considérations nées à propos de la vaccination contre l’hépatite B. Il conclut de la sorte une histoire de plus de vingt ans, initialement imputable à quelques incompétences faciles à reconstituer [10] (notamment celle de Douste-Blazy et celle de la Commission Nationale de Pharmacovigilance), mais dont les conséquences sanitaires ont été tellement graves qu’elles ont peu à peu conduit tous les acteurs impliqués (l’Agence du médicament, la Haute Autorité de santé, les professionnels de santé, la justice civile, administrative et pénale, la presse profane ou spécialisée, les associations [incluant indistinctement les pros et les antis]…) à s’engager dans la falsification, la promotion du mensonge ou l’embrouille. Il s’en est suivi une situation inextricable où, en l’espace de 30-40 ans, la France est passée d’une nation gravement sous-développée en recherche clinique et en pharmacie industrielle à un pays de cocagne pour les pires forbans de l’industrie pharmaceutique mondiale.

Table des matières

  1. Un historique exemplaire
  2. La situation à la mi-novembre 2002
  3. La situation depuis la mi-novembre 2002
  4. Bilan et conclusion


Vaccination contre l’hépatite B

Vacciner les bébés ? (Hépatite B)

mercredi 17 juillet 2019 par Marc Girard

RÉSUMÉ - Initialement mis en ligne le 29/10/2004 (soit depuis près de 15 ans), cet article n’a rien perdu de son actualité, surtout en considération de la niaiserie béate avec laquelle le Conseil d’État a balayé [13] les objections pourtant facilement documentables qu’on peut opposer à la vaccination des bébés contre l’hépatite B. Le texte qui suit récapitule les éléments de fait attestant que les responsables sanitaires français n’ont cessé de se contredire ou de raconter n’importe quoi sur le sujet [14]. C’est l’occasion, aussi, de se distancer des antis de tout poil, qui aiment à se poser eux aussi en « experts » alors qu’ils ignorent les bases élémentaires du sujet (par exemple : que les vaccins SONT bien des médicaments). L’occasion, pour tout dire, de méditer une fois encore à ce que j’appelle « les critères intrinsèques de crédibilité ».



La menace des génériques : un retour à la barbarie pharmaceutique (Génériques et contrôle de qualité)

mercredi 29 mai 2019 par Marc Girard

Alors que je lis dans la presse que des médicaments aussi essentiels que la cortisone sont désormais quasiment indisponibles dans notre pays, je retrouve dans mes archives l’interview qui suit, datée de janvier 2013 [25]. La caractéristique la plus typique de cette contribution, c’est que malgré son actualité difficilement contestable, elle n’a jamais été publiée [26]. En l’espèce de cette interview, il est facile de constater que, sur l’espace très restreint que m’avait fixé la journaliste, on évoque de façon synthétique les problèmes régulièrement abordés sur le présent site, à savoir les mensonges éhontés de l’administration sanitaire [27], l’influence délétère de la réglementation européenne [28], les occultations intéressées des discours officiels concernant l’équivalence thérapeutique des génériques ou les excipients [29], le laxisme des contrôles de qualité effectués, la nullité – une fois encore – de la pharmacovigilance. Avec, en arrière-fond, l’arnaque démagogique [30] consistant à présenter cette déliquescence technico-réglementaire comme une insigne victoire des « patients » sur Big Pharma, une fois déchiffrée l’impasse typiquement française consistant, sur de tels sujets, à s’en remettre préférentiellement à des médecins qui, généralement, n’y connaissent strictement rien [31]. Les lecteurs fidèles ne manqueront pas de relever ma péroraison sur « le retour à la barbarie pharmaceutique » dont la résonance avec « le retour de la bête immonde » va de soi [32]. L’objection que l’interview est très antérieure à la tyrannie douce de Macron n’atténue rien de cette résonance, car il est évident que l’actuel président n’est que le jouet d’un système qui a parfaitement saisi le parti qu’il pouvait tirer d’un enfant-roi bouffi d’orgueil et de narcissisme. Le rapprochement entre ces deux textes s’inscrit, en revanche, le contexte d’une inquiétude croissante encore plus ancienne portant sur les « invariants des scandales contemporains »

C’est le privilège d’une cohérence intellectuelle et morale que pour spécifique qu’il paraisse, le présent article complète aussi celui qui a juste précédé, qui portait, lui, sur « la démocratie sanitaire » et sur la perversité des associations de patients. Après la mise en ligne, un lecteur m’a transmis un autre commentaire d’une des responsables-sic du REVAHB, laquelle, tout en persistant dans l’illusion qu’elle a été le personnage principal du drame de la vaccination contre l’hépatite B [33], ne craint pas d’écrire : « Le problème, avec Marc Girard, c’est qu’il travaille seul et qu’il n’aime pas que d’autres entrent sur son terrain. Le vaccin hépatite B, c’est SON affaire ». Comme l’atteste la présente interview (entre bien d’autres preuves déjà évoquées), j’ai suffisamment d’autres affaires (que celle de l’hépatite B) pour n’avoir nul besoin de m’approprier l’une ou l’autre. Il n’est nul besoin d’une animosité particulière pour dénoncer comme ridicules la bêtise et la fatuité des responsables-sic du REVAHB : il suffit de les lire [34].



Hépatite B

Vaccination contre l’hépatite B : essai de bilan chiffré (Hépatite B)

jeudi 16 mai 2019 par Marc Girard

Après la reprise de mon article pourtant ancien prônant une réévaluation drastique de la politique française en matière de vaccination contre l’hépatite B, un lecteur parmi les plus fidèles me fait remarquer que celui-ci (et qui fut mis en ligne aussi précocement que le 7 octobre 2004) mérite lui aussi d’être remonté dans les articles « d’actualité ». C’est vrai qu’il n’a pas pris une ride – ce qui, du même coup, éclaire d’un jour impressionnant ce qu’a été le travail des autorités sanitaires depuis ce temps : que dalle…. Joint à celle qui a précédé, la présente contribution – surtout par comparaison avec l’indigente note cérémonieusement remise au Conseil d’État par la Haute Autorité de Santé (HAS) – vise à faire bisquer le rapporteur public qui n’a vu que « vide scientifique » dans l’argumentation de ceux qui s’opposent à l’élargissement des obligations vaccinales. Accessoirement, elle vise aussi à montrer au public ce que pourrait être une pharmacovigilance, même privée de moyens financiers ou opérationnels, pourvu qu’elle ne soit pas monopolisée par des crétins ou des escrocs (l’un n’étant pas exclusif de l’autre)…

Résumé – Basée exclusivement sur des données publiées ou disponibles dans le domaine public (à la date du 31/12/03), la présente mise à jour commence par replonger la vaccination contre l’hépatite B dans le contexte plus général d’une crise sans précédent, répétitivement dénoncée par les plus hautes instances de l’information médicale (les revues internationales, notamment), et qui concerne la façon dont l’industrie pharmaceutique est parvenue à contourner le contrôle normalement exercé sur son activité par les autorités sanitaires ; l’attention est également attirée sur la rentabilité économique exceptionnelle des thérapeutiques à visée censément préventive, qui semble culminer avec les spécialités vaccinales tirées du génie génétique. Cela posé, on rappelle que l’évaluation de quelque thérapeutique que ce soit passe nécessairement par une appréciation de son rapport bénéfice/risque : appliquée au vaccin contre l’hépatite B, cette évaluation s’est trouvé durablement biaisée par une campagne vaccinale dont les responsables ont dissimulé que, dans son principe même, il était dépourvu du moindre bénéfice individuel direct (on souligne notamment que de l’aveu même des responsables, l’épidémiologie de l’hépatite B n’est pas connue en France). De plus, dans un projet d’inspiration aussi théorique (vaccination du plus grand nombre au bénéfice supposé de très restreintes sous-populations à risque mal identifiées par ailleurs), aucune analyse même élémentaire des risques encourus n’a été effectuée – notamment eu égard au changement d’échelle pourtant vertigineux dans l’exposition (situation typiquement connue comme exposant à des dangers considérables, tant qualitatifs que quantitatifs). Enfin, alors qu’une exigence toute particulière d’information aurait dû gouverner un projet collectif aussi dépourvu de bénéfice individuel crédible, les responsables ont accumulé les dissimulations, voire des falsifications scientifiquement caractérisées (dont la comparaison des cas « observés » aux cas « attendus » ne fut que l’une des plus grossières). Un essai de bilan chiffré aboutit à considérer que pour un espoir théorique de quelques centaines de complications évitées tout au plus, les responsables n’ont pas hésité à envisager comme risque ACCEPTABLE des milliers de victimes iatrogènes dans une population parfaitement saine, quasiment pas exposée au risque d’hépatite, dont un bon nombre d’enfants et de nourrissons ; qui plus est, les données désormais disponibles attestent l’échec de ce pari dramatique : pour un bénéfice proche de zéro, il est probable que les victimes françaises se dénombrent aujourd’hui par dizaines de milliers.

Table des matières

  • Introduction
    • Le contexte
    • L’attraction du « préventif »
  • Bénéfice attendu
    • Le prérequis du rapport bénéfice/risque
    • « Dérapage »
      • Des aveux tardifs, mais autorisés
      • Des décisions sans support scientifique
      • Une promotion constamment abusive
  • Les risques encourus
    • Devoir de prudence
      • Un changement d’échelle préoccupant
      • Une alerte négligée
      • Une surveillance déficiente
    • Information
    • Données additionnelles sur les risques
  • Essai de bilan chiffré
    • Bénéfice/risque attendu
    • Bénéfice/risque observé
  • Preuves et causalité
    • Négligence ou incompétence
    • Causalité
  • Conclusion


Vaccin contre l’hépatite B

Vaccin contre l’hépatite B : l’urgence d’une ré-évaluation (Hépatite B)

jeudi 9 mai 2019 par Marc Girard

La première mise en ligne de l’article ci-joint (en PDF) date du 26/09/04.

Presque un an jour pour jour après la « conférence internationale de consensus » qui s’est tenue à Paris sur la vaccination contre l’hépatite B (10-11 sept 2003), la parution trop longtemps attendue des résultats de Hernan et coll (Neurology, 14/09/04) valide rétrospectivement les inquiétudes exprimées dès avant cette réunion quant à la transparence des experts invités et à l’équilibre des débats (Libération, 10/09/03).

Car, pour catastrophiques qu’ils apparaissent aujourd’hui, ces résultats ont bien été évoqués lors de ladite réunion, mais par M. Chen exclusivement, zélateur notoire de la vaccination contre l’hépatite B et co-auteur d’une étude cas/témoins excessivement rassurante qui, à ce titre, n’a pas fait l’objet d’une critique aussi acérée : aucun des chercheurs ou spécialistes capables de replonger les résultats préliminaires d’Hernan et coll dans la continuité d’autres indicateurs préoccupants n’a été ni invité, ni même averti de cette réunion dont la validité aurait pourtant exigé un minimum de contradictoire.

La situation actuelle place médecins et pharmaciens dans une position de plus en plus insoutenable par rapport à la vaccination contre l’hépatite B, pour la promotion de laquelle ils sont toujours sollicités malgré leur sentiment croissant d’inquiétude : c’est à leur intention que j’ai rédigé dans l’urgence la brève synthèse ci-après.

La difficulté notoire rencontrée par Hernan et coll à publier leur résultats en dépit de leur immense notoriété dit assez les contraintes qui pèsent aujourd’hui sur la diffusion des informations médicales :

  • en France, la Presse médicale a récemment refusé l’un de mes articles entre autres motifs parce que j’y rappelais que l’on dénombrait dans ce pays des scléroses en plaques post-vaccinales dès l’âge de 25 mois (il suffit de se reporter aux communiqués de l’AFSSAPS pour le confirmer) ; dûment informée de mes analyses par des collègues inquiets, la revue Prescrire se tient coi...
  • à l’étranger, une revue aussi prestigieuse que The Lancet a refusé de publier une de mes correspondances sur les conflits d’intérêt qui ont pesés sur la « conférence de consensus » de Paris, au motif textuel que « plus de 10 études publiées ont réfuté le lien entre vaccin et sclérose en plaques », argument d’autant plus circulaire que ce même Lancet avait refusé l’étude de Hernan et coll tout en n’ayant pas craint de publier celle de Sadovnick et Sheifele (2000) méthodologiquement irrecevable, mais favorable au vaccin...

Personne n’est obligé de se ranger aux analyses ci-après développées, en dépit du fait que j’ai veillé à ce qu’elles soient toutes explicitement justifiées et, plus encore, dûment référencées. Au delà, cependant, des controverses sur le passé, l’ampleur effarante du risque annoncé doit désormais engager pour l’avenir la conscience - et la morale - des hommes et femmes de bonne volonté. Je demande donc à tout collègue parvenant sur ce site de témoigner son intérêt au moins pour le débat en se faisant lui-même agent d’information et en transmettant les coordonnées du site au maximum de ses confrères.

Quant au « profane » qui tomberait ici par hasard, je lui demande instamment de faire connaître, dans les meilleurs délais, ce site aux professionnels de santé qu’il côtoie : son médecin, son pharmacien, le cas échéant son infirmière ou son kinésithérapeute.

Table des matières du PDF donné en PJ

  • Préliminaire méthodologique : données molles et conflits d’intérêts
  • Bénéfice de la vaccination contre l’hépatite B
  • Risque du vaccin contre l’hépatite B : évaluation par les autorités françaises
  • Risque du vaccin contre l’hépatite B :ré-évaluation sur le base des données disponibles
    • Données qualitatives
      • "Épidémiologie pour les nuls"
      • Une flambée de SEP pédiatriques
      • Un triptyque caractéristique
    • Données quantitatives
      • Base de données REACTIONS
      • Les données des fabricants
      • Les données de la CNAM
      • Les notifications de la pharmacovigilance française
      • Les trois études françaises cas/témoins
      • L’étude de Hernan et coll [1]
  • Conclusion


Affaire Levothyrox : qui doit vomir et sur qui ? (Génériques et contrôle de qualité)

mardi 19 mars 2019 par Marc Girard
Le récent jugement du Tribunal d’instance de Lyon (05/03/19), déboutant 4113 plaignants qui poursuivaient le fabricant de Levothyrox, me conduit, en date du 13/03/19, à ajouter un post-scriptum à cet article initialement mis en ligne le 21/10/17. RÉSUMÉ – Dès juin 2011, lors d’une émission télévisée (...)


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