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Médiator

Articles de cette rubrique


"Le Médiator et après ?" : pire qu’avant... (Médiator)

Pour répondre à François Autain
jeudi 22 juin 2017 par Marc Girard

Le présent article a été mis en ligne le 31/01/12, soit voici plus de 5 ans : il est pourtant d’une parfaite actualité. Comme je l’ai rappelé ailleurs, en effet, « la seule et vraie leçon de ce précédent H1N1 (…), c’est que les forces de l’argent qui pesaient désormais sur le monde vaccinal étaient telles qu’elles interdisaient toute obligation vaccinale compte tenu du risque – désormais démontré – de manipulation des autorités ». C’est pourquoi je n’ai cessé de présenter le pseudo-scandale Médiator, survenu dans les suites quasi-immédiates de la fausse pandémie, comme une opération de diversion, destinée à esquiver toute réflexion critique sur les enjeux de la politique vaccinale des responsables sanitaires, et à préserver l’avenir de l’eldorado des vaccins [2]. Compte tenu des priorités affichées par Madame Buzyn dès sa prise de fonction, je crois utile de remettre dans l’actualité cet article qui, parmi les conséquences de la mystification Médiator, évoquait expressément la menace d’un élargissement des obligations vaccinales :

"alors que le spectre de nouvelles vaccinations obligatoires s’exhibe avec toujours plus d’indécence"

écrivais-je ainsi dès le 31/01/12. Bravo, par conséquent à tous les gromalins des forums ou des associations qui, depuis le début, n’ont rien trouvé de plus intelligent que d’imputer mon scepticisme à une bête antipathie personnelle, d’origine plus ou moins névrotique, envers Irène Frachon… Et un grand bravo aussi aux Bapt, Autain, Éven, Debré et autres idiots utiles, aux avocats auto-proclamés "bêtes noires de l’industrie pharmaceutique", aux journalistes - bref à tous les jobards qui n’ont cessé de célébrer comme une héroïne cette pauvre fille si manifestement manipulée par un système qui la dépassait, et dont on commence à apercevoir l’action effective : la promotion d’une situation médico-pharmaceutique bien pire qu’avant.... Que la nouvelle ministre de la santé ne rougisse pas de clamer, devant les plus hauts représentants de l’État, qu’on est plus ou moins un minable si l’on ne reçoit pas d’argent de Big Pharma, dit assez la sinistre farce à quoi se résume "l’affaire Médiator" (supposée avoir aboli les conflits d’intérêts), avec une Fille de Brest tellement ravie dans le rôle principal : nous n’avons pas été très nombreux à le dire - et avec constance - depuis le tout début...



MEDIATOR : à qui profite le scandale ? (Médiator)

vendredi 26 août 2016 par Marc Girard

Un post-scriptum de l’été 2016 permet de remettre dans l’actualité cet article du 22/11/2010 - et d’en mesurer rétrospectivement le bien-fondé..

L’hystérie médiatique qui entoure actuellement l’affaire Mediator ne laisse pas d’étonner.

Certes, il faut se réjouir à chaque fois qu’un médicament toxique et d’efficacité problématique se trouve retiré du marché. Mais que représente cette histoire minuscule par rapport aux problèmes iatrogènes et économiques sans commune mesure posés par d’innombrables médicaments qui, non seulement restent sur le marché, mais sont parfois largement promus par les autorités sanitaires, l’assurance maladie - parfois même avec la participation enthousiaste de l’intouchable Revue Prescrire ?

Que représente cette affaire telle que désormais racontée dans un livre désespérant de mièvreries et de platitudes, qui décontextualise l’essentiel dans un océan d’anecdotes dépourvues du moindre intérêt (sur les goûts de l’auteur en matière de boissons, l’apparence physique de ses confrères ou ses soucis domestiques au quotidien) et d’idées reçues (sur la Revue Prescrire, comme par hasard), quand l’auteur ne franchit pas allègrement les bornes de la falsification : il en va ainsi lorsqu’elle ignore les responsabilités pourtant documentables des divers acteurs qu’elle s’honore d’avoir rencontrés, ou lorsqu’elle reprend à son compte une version strictement fantaisiste de l’affaire Isoméride qui donne aux autorités françaises le beau rôle par contraste avec les autorités américaines [4].

Or, que se passe-t-il en France pendant que, sur son petit nuage d’inconscience nombriliste, l’auteur de cet ouvrage dépourvu du moindre intérêt nous explique que Xavier Bertrand est un "homme honnête" sans se demander qui va payer les mesures de surveillance recommandées par icelui, ni faire le moindre effort de mémoire pour se rappeler quelles étaient ses fonctions entre 2004 et 2007 ?

Que se passe-t-il en France ? Juste un exemple - parmi des dizaines d’autres envisageables.



La petite Irène a perdu sa Frachon : rapport de la Cour des comptes sur « la loi Bertrand » (Médiator)

mardi 29 mars 2016 par Marc Girard

RÉSUMÉ - La parution récente d’un rapport de la Cour des comptes faisant un bilan fort critique de la "loi Bertrand" n’est que la énième confirmation de la position d’emblée très sceptique prise sur le présent site à propos de la pseudo-affaire Médiator, dont on a toujours soutenu qu’elle n’avait visé qu’à occulter bien plus significatif en matière de scandale médico-pharmaceutique. Dans les lignes qui suivent, on explique plus précisément pourquoi cette loi tant célébrée par les médias (et par les politiques) n’avait aucune chance de résoudre la question pourtant grave des conflits d’intérêts.



La France s’indigne... (Médiator)

Un autre regard sur "l’affaire" Médiator
mardi 3 novembre 2015 par Marc Girard

(Un post-scriptum du 03/11/15 permet de réactualiser cet article, lui aussi mis en ligne depuis plus de 4 ans).

La présente tribune m’avait été réclamée par un grand hebdomadaire voici deux mois [6], mais n’a toujours pas été publiée : il serait dommage qu’elle ne soit pas portée à la connaissance du public, surtout dans le contexte qui motive l’émission C dans l’air de ce soir.

Le titre est une référence assumée au célèbre article de Pierre Viansson-Ponté, dans les semaines précédant mai 1968 ("La France s’ennuie...")



Une première expertise pénale dans l’affaire Médiator (Médiator)

mardi 16 avril 2013 par Marc Girard

La presse de ces jours se fait l’écho d’une première expertise pénale dans l’affaire Médiator. "Vingt mois de travail, sept cent pages" : que du bonheur...

Et rien, pour l’instant, qui soit de nature à modifier mon analyse : cette affaire exagérément médiatisée est un attrape-nigaud.

Confirmation par l’exemple...



Médiator : un procès exemplaire ? (Médiator)

lundi 21 mai 2012 par Marc Girard

Nous nous sommes retrouvés lundi matin 14/05/12 sur France Info, pour une émission consacrée à l’ouverture, le même jour, du premier procès pénal dans l’affaire Médiator (TGI de Nanterre). Le direct a eu lieu entre 10h15 et 10h30, et il était mené par Laurence Jousserandot.

Dans l’entre temps, j’avais renvoyé les internautes intéressés à tous mes articles sur le sujet, notamment celui rectifiant l’historique falsifié par les pseudo découvreurs du scandale, ainsi que ma petite fiction ironique et récapitulatrice : en l’espèce, la réalité aura néanmoins tellement dépassé la fiction...

L’émission terminée n’a, curieusement, toujours pas été mise en ligne sur le site de la station [8]. Je reprends donc dans les lignes qui suivent l’essentiel de ce que j’ai dit hier (et, en date du 21/05/12, j’ajoute une note inspirée par la décision de report prise par le TGI de Nanterre ce même jour).



La réforme du médicament (Médiator)

Débat France Inter du 31/07/11
mardi 4 octobre 2011 par Marc Girard

Nous nous étions retrouvés sur France Inter le dimanche matin 31/07/11, entre 8h15 et 8h45, pour l’émission Les petits matins de l’été (FM 87,8). L’émission était animée par Clélie Mathias ; le thème était "la réforme du médicament". Les autres participants invités étaient le Prof. Bernard Debré et le député Gérard Bapt.

Comme promis en son temps mais avec un certain retard qui n’altère pas l’actualité du propos, je récapitule dans l’article ci-après l’essentiel de ce qui s’est dit - et de ce qui aurait pu se dire encore...

Le hasard fait que cet article est posté le jour même (04/10/11) où la pseudo réforme est votée en première lecture à l’Assemblée. Ce sera donc ma façon personnelle de fêter cette immense mascarade, qui solde un an d’escroquerie médiatico-politique visant à diaboliser Servier pour esquiver les vrais problèmes : par exemple à faire chasser sa lobbyiste de l’Assemblée tout en cherchant à dissimuler qu’on a soi-même fondé un "club" de distingués Parlementaires (certains notoirement liés avec les fabricants) financé par des géants de l’industrie pharmaceutique auprès desquels le numéro 2 français a des allures de nabot...

Dans l’entre temps, une aimable correspondante m’a communiqué le lien donnant accès à l’enregistrement de ce débat.



L’entourloupe du jour : le fonds d’indemnisation Médiator (Médiator)

mardi 13 septembre 2011 par Marc Girard

"Dis moi qui sont tes amis...". Ceux du fonds d’indemnisation Médiator sont faciles à reconnaître si l’on s’en tient à la presse de ces dernières semaines - toujours les mêmes, en fait : bouffons aussi volubiles qu’irresponsables, amnésiques cyniques et manipulateurs de tout poil - dont les actions et prises de position n’ont cessé d’être dénoncées sur le présent site. Rappelons s’il en était encore besoin que, dès le début de "l’affaire" Médiator, le principe d’un fonds d’indemnisation avait été pressenti ici comme le point d’orgue d’une arnaque aussi grossière que sans précédent.

Entrons un peu dans le détail en soulignant d’emblée que l’auteur de ces lignes n’est pas juriste et que s’il est ainsi possible à un non juriste de disséquer la mystification judiciaire autour de cette histoire, c’est que les ficelles en sont fort grosses...



L’entourloupe du jour : Protelos (Médiator)

jeudi 8 septembre 2011 par Marc Girard

Depuis environ dix mois, je n’ai cessé de dénoncer comme mystification l’hypermédiatisation du "scandale" Mediator, organisée par des journalistes incompétents et attisée par des bouffons manipulés, des politiques irresponsables, des experts auto-proclamés, enfin des responsables vicieux surtout soucieux de faire oublier leur rôle dans l’état présent des choses.

Dans une telle situation, l’intérêt du temps qui passe, c’est d’apporter les éléments de fait permettant de ridiculiser les jobards, de confondre les falsificateurs (en les acculant à leurs mensonges, leurs erreurs ou leurs contradictions), et de confirmer progressivement les principaux contre-arguments de ceux qui ont d’emblée dénoncé l’arnaque : en ces matières comme ailleurs, la Vérité est une monture souvent inconfortable, mais qui reste coûte que coûte sur le droit chemin et vous emmène toujours à bon port...

Je reviendrai bientôt sur le piège grossier d’une indemnisation inique et à la charge du contribuable, me contentant pour l’instant de rappeler qu’il avait été annoncé dès le tout début de l’affaire Médiator. Semblablement, les récents appels à la "mise sous tutelle" de Servier ne sont pas pour me faire regretter d’avoir d’emblée postulé qu’un des enjeux de l’histoire, c’était de contrôler la succession du numéro 2 de la pharmacie française après la mise hors jeu d’un fondateur qui était le seul à n’avoir pas conscientisé avoir atteint la limite d’âge.

Médiatisée depuis deux jours maintenant, "l’affaire" Protelos renvoie cette fois à tous les aspects technico-réglementaires du monde pharmaceutique dont la connaissance, je l’ai constamment rappelé tous ces temps, aurait évité :

  • à certains "experts" de se vautrer,
  • à quelques parlementaires de démasquer leur préoccupante légèreté,
  • à certains journalistes [10] de confirmer leur radicale incompétence.

Décryptage rapide à l’usage du citoyen qui en a marre qu’on le prenne pour un couillon - et, surtout, qu’on ruine sa santé en vidant son portefeuille.



Retrait de Noctran et Mépronizine : la "révolution" post-Médiator à l’oeuvre (Médiator)

mardi 26 juillet 2011 par Marc Girard

Naguère présenté par ses propres journalistes comme un "Bulletin de l’UMP" (Médiapart, 13/12/10), Le Figaro avait sonné la charge : "Comment l’AFSSAPS va faire le tri dans les médicaments" (et surtout ceux "qui augmentent la mortalité des seniors").

On commence à voir "comment"...

La presse nous apprend que deux somnifères, Noctran (commercialisé par Ménarini) et Mépronizine (commercialisé par Sanofi), vont être retirés du marché en raison, dixit l’AFSSAPS, "des risques de cumul d’effets indésirables graves ou de mésusage" - chapeau pour la syntaxe...

Tout cela, bien entendu, après "analyse des dernières données de pharmacovigilance disponibles" : à la différence de, disons au hasard, Gardasil (cf. Les Perles, 23/07/11), la conclusion des autorités - ou de ses supporters - ne laisse ici aucune place au doute.

Sans entrer dans la confidentialité des données que l’AFSSAPS se garde bien de rendre publiques, comparons ce qui est comparable et examinons le sort de deux somnifères produits par le même fabricant : Mépronizine, retiré du marché pour les raisons susdites, et Stilnox, qui a été et reste un blockbuster pour Sanofi.



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